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The Hound Of The Baskervilles
Le Chien Des Baskerville

Grande-Bretagne. 1959. 86 minutes. Technicolor. Film d'horreur et policier, réalisé par Terence Fisher. Producteur : Anthony Hinds. Scénario de Peter Bryan, d'après l'oeuvre de Sir Arthur Conan Doyle. Musique de James Bernard. Directeur de la photographie : Jack Asher. Maquillage : Roy Ashton. Producteur exécutif : Michael Carreras. Producteur Associé : Anthony Nelson-Keys. Production : Hammer Films / United Artists.

Principaux interprètes : Peter Cushing (Sherlock Holmes), Andre Morell (Dr Watson), Christopher Lee (Sir Henry Baskerville), Marla Landi (Cecile Stapleton), Ewen Solon (Stapleton), Francis De Wolff (Dr Mortimer), David Oxley (Sir Hugo Baskerville), Miles Malleson (le pasteur Bishop Frankland), John Le Mesurier (Barrymore), Helen Goss (Mrs Barrymore), Sam Kydd (Perkins), Michael Hawkins (Lord Caphill) Judi Moyens (La jeune servante), Michael Mulcaster (Le forçat Selden), David Birks (Le domestique).




Au château des Baskerville, milieu du XVIIIe siècle. Sir Hugo Baskerville, dont le seul nom empli le pays de terreur, de par sa cruauté et sa nature vile et cruelle, s'amuse avec ses amis et convives. En effet ils s'amusent à maltraiter un domestique, qui s'est opposé à ce que sa fille serve d'objet de plaisir au maître des lieux. Celle-ci est d'ailleurs enfermée dans une chambre à l'étage au-dessus. Elle entend impuissante, les cris de douleur de son père, que l'on s'amuse à faire rôtir au-dessus d'un feu.




Alors que Sir Hugo va chercher dans la chambre le "jouet", qu'il se réservait à lui-même, mais qu'il décide finalement d'abandonner à ses invités, il y découvre une pièce vide. La fille s'étant enfuie par la fenêtre. Fou de rage, il ordonne de lâcher la meute de chiens et de faire seller son cheval, décidé à la retrouver. Il préfère être dévoré par les chiens de l'enfer, plutôt que de renoncer à sa capture.




La jeune femme fuit dans la lande, et se réfugie dans les ruines d'un abbaye. On entend les aboiements de ce qui semble être un chien ou un loup. Hugo attrape la jeune femme et lui donne un coup de poignard. De nouveau se font entendre les grognements d'un animal qui semble tout près. Hugo terrifié se fait tuer par l'animal. Ainsi à travers Sir Hugo un mauvais sort s'abattit sur la descendance des Baskerville, sous la forme d'un chien surgit de l'enfer.




Angleterre fin du XIXe siècle à Baker Street, résidence de Sherlock Holmes. Le docteur Mortimer relate la légende au célèbre détective, ainsi qu'à son ami le Dr Watson. Il vient leur demander leur aide, suite au décès de Sir Charles Baskerville, dont le cadavre a été découvert sur la lande de Dartmoor au Devonshire, sur la colline à côté de l'abbaye en ruine, non loin du domaine des Baskerville. Mort qui remonte à 15 jours, un 13 juin. Il aurait été tué au même endroit et dans les mêmes circonstances que Sir Hugo. Cependant, son corps était intact. Il serait mort de frayeur, son état cardiaque dû à l'artériosclérose, un mal héréditaire chez les Baskerville, aurait contribué grandement à lui faire faire une crise de coeur. De plus des empreintes de bouts de soulier au sol, laissent croire que Sir Charles, seul dans la lande la nuit, aurait fuit en courant, juste avant son décès, quelque chose de terrifiant.

Mortimer parle de l'arrivé du dernier héritier des Baskerville, le soir même à Londres, en provenance de Johannesburg. Il passera la nuit au Northumberland hotel. Il demande à Holmes d'aider Sir Henry à éviter d'affronter les dangers qui le guettent. Mortimer insiste pour que Holmes s'occupe de cette enquête. Ce dernier accepte de rencontrer Sir Henry à son hôtel, le lendemain matin à 10 heures, malgré qu'il considère que cette affaire relève plus d'un prêtre que d'un détective.

Le lendemain, alors que Holmes et Watson entre dans la chambre de Sir Henry. Ce dernier croyant avoir affaire au directeur de l'hôtel se plaint du service et de la disparition de l'un de ses souliers. Mortimer en retard, arrive et en profite pour faire les présentations, ce qui met Sir Henry dans l'embarras. Il s'excuse se rendant compte qu'il s'est couvert de ridicule, puis avoue ne pas comprendre pourquoi ce n'est qu'un soulier et non la paire qu'il s'est fait voler.




Sir Henry considère que le Dr Mortimer a fait appel à leurs services un peu trop rapidement. Il ne prend pas au sérieux cette légende et malédiction qui affligerait sa famille. Sir Henry compte bien se rendre au domaine et prendre possession de son héritage, qui s'élève à environ un million de livres, selon les dires de Mortimer. Holmes demande qui d'autres ont hérité. Mortimer répond que Sir Charles aurait donné 1000 livres aux Barrymore, ce qui est trop à son avis, et qu'il a lui-même hérité de 40,000 livres, Sir Charles le considérant comme son meilleur ami.

Holmes demande par prudence à Sir Henry, de ne pas se rendre seul au Devonshire. Il lui avoue croire que sa vie est en réel danger. Sir Henry demande à Holmes de l'accompagner à Dartmoor aujourd'hui, mais celui-ci ne peut quitter la ville avant la fin de semaine. Holmes demande à Watson d'accompagner Sir Henry. Entre temps, ils communiquerons par télégrammes. Holmes réitère sa demande auprès de Sir Henry, afin qu'il ne s'aventure pas seul sur la lande la nuit. Celui-ci lui confirme qu'il écoutera ses conseils pour le moment, mais ne se montre guère convaincu d'avoir besoin des services d'un détective, sauf peut-être pour l'aider à retrouver son soulier.

Soudain, Holmes demande à Sir Henry de rester immobile. Une tarentule sort du soulier qui lui reste et qu'il tient dans ses mains. Elle monte le long de son bras sur son épaule et se dirige vers son visage. Holmes la projette sur le sol avec sa canne et la tue. Sir Henry se questionne à savoir si l'animal a été mis là volontairement. Holmes lui répond que les forces du mal se présentent sous bien des formes.




En route pour le domaine, Watson et Sir Henry déposent à une intersection sur la lande, le Dr Mortimer, qui compte se rendre à pied au village. Perkins, le cocher, informe le Dr Mortimer de l'évasion d'un forçat très dangereux, il y a de cela trois jours, prénommé Selden. Il lui conseille de rester avec eux pour sa sécurité. Celui-ci se serait évadé d'une prison à 10 km de là, de l'autre côté de la lande. Watson se rappelle de son cas. Il aurait tué quatre femmes et se serait sauvé de l'exécution étant jugé fou. Perkins croit qu'une mort certaine l'attend dans la lande. Mortimer insiste tout de même pour continuer seul.

Barrymore, le serviteur, fait visiter les lieux à Sir Henry, et lui montre le portrait de son ancêtre, étant à la source de la malédiction. Curieusement, un des tableaux de celui-ci a disparu, volé en pleine nuit. La police n'a trouvé aucune piste.




Sir Henry lève son verre et trinque avec Watson et les Barrymore à sa première journée au château. Trinquant également à sa ferme conviction que la malédiction n'est qu'une légende, et que le chien de l'enfer n'effraiera plus jamais ceux qui traversent la lande, Mme Barrymore échappe et casse son verre. Barrymore demande à Sir Henry de pardonner sa femme, qui est encore très bouleversée par la mort de Sir Charles.

Watson demande des détails à Barrymore sur les circonstances de la mort de Sir Charles, étant celui qui a trouvé son corps sur la lande. Barrymore dit n'avoir jamais vu auparavant une expression aussi horrible sur le visage de quelqu'un. Il avoue que c'est en allant avertir le Dr Mortimer de la disparition de Sir Charles, qu'il a trouvé la dépouille de ce dernier près de l'abbaye. Barrymore ne sait que croire de cette légende, mais chose certaine, il a entendu les horribles hurlements du chien dans la nuit, avant la mort de Sir Charles, et jamais souhaite-t-il ne les ré-entendre.

Durant la nuit, Watson entend des rires ou des pleurs semblant venir d'une voix féminine, ce qui le fait sortir de sa chambre. Comme tout bruit a cessé, il y retourne et entend par sa fenêtre des hurlements provenant d'un chien dans la nuit.

Le lendemain matin, un homme arrive en tricycle au château. Il se montre intéressé par un insecte au sol. Il se présente à Sir Henry qui arrive sur les entrefaites. L'homme dit s'appeler Frankland, pasteur des îles de la côte. Sir Charles l'invite à entrer. Le pasteur dit qu'il connaissait bien l'oncle de Sir Henry, et qu'ils étaient même de grands amis. Sir Henry en profite pour présenter le pasteur au Dr Watson. Le pasteur dit être venu bien sûr pour faire la connaissance du nouveau maître des lieux, mais également pour s'avoir s'il n'y avait pas des choses à donner pour la kermesse.

Watson s'excuse, mais doit quitter afin de se rendre au village, donner des instructions à la poste. Il reçoit un télégramme de Holmes, le priant de ne pas laisser Sir Henry s'aventurer seul la nuit sur la lande.

Alors que Watson explore la lande, il se fait accoster par un certain Stapleton, qui lui demande de ne plus bouger. Il lui montre un piège, servant à capturer de petits animaux, à ses pieds. Croyant au début avoir affaire à Sir Henry, il demande à Watson de faire le message à ce dernier de son intention de le rencontrer. Watson se montre en désaccord avec cette façon cruelle de prendre des animaux, et demande pourquoi il n'utilise pas de fusil. Stapleton lui montre sa main droite handicapée, comme palmée entre les doigts.




Se voyant perdu, il demande son chemin à Stapleton pour retourner au domaine des Baskerville. Stapleton lui indique la direction et lui conseille de rester sur le chemin, s'il ne veut s'enfoncer dans la boue des marais. Plus loin il fait la rencontre d'une jeune femme, qui se sauve, lorsque Watson la salue et lui demande des renseignements sur sa route.

Craignant de la voir s'enfoncer dans la boue et craignant pour sa vie, il s'élance à sa poursuite, mais tombe lui-même par mégarde dans la boue. Arrive Stapleton, qui le sauve. Il commande à la jeune femme Cecile de revenir pour l'aider, et se montre fâché contre cette dernière, qui est sa fille. Il lui ordonne d'aller chercher la carriole. Il s'excuse pour l'attitude de sa fille, qui croyait avoir affaire au forçat Selden.




Au domaine, Watson demande à Stapleton s'il veut être présenté à Sir Henry. Stapleton accepte. Il insiste pour que sa fille attende à l'extérieur. Arrive à cheval Sir Henry, qui se présente à la jeune femme. Celle-ci lui demande de partir, puis se sauve de Sir Henry. Ce dernier la rattrape et la questionne sur le pourquoi de ses agissements. Elle dit s'enfuir pour ne pas que son père les voit ensemble, puis lui donne un baiser. Appelée par son père, elle revient à la carriole. Sir Henry qui suivait à l'arrière se présente à Stapleton. Ce dernier lui souhaite la bienvenue à Dartmoor, et l'informe qu'il sera également le bienvenu, lorsqu'il passera à sa ferme.




Le soir venu, de nouveau des sons de voix se font entendre au château. Sir Henry s'approche d'une porte, qui conduit à un débarras. Arrive Watson, qui entre avec lui dans la pièce. Une chandelle brûle à la fenêtre. Sir Henry demande à Watson de remuer la bougie. Une lumière brille dans la lande, envoyant des signaux au château. Les deux hommes courent à l'extérieur, afin de trouver d'où provient ces signaux.

Sir Henry aperçoit Selden, qui se sauve. Ils tentent de le rattraper, lorsque soudain des aboiements se font entendre. Sir Henry se tord de douleur. C'est son coeur. De retour au château, le Dr Mortimer l'examine et confirme le diagnostic de Watson. Sir Henry a les même problèmes cardiaques que son oncle, mais en beaucoup moins grave.

Watson demande au Dr Mortimer de rester auprès de Sir Charles, car il doit retourner sur la lande. Mortimer lui en fait la promesse. Watson se rend jusqu'aux ruines de l'abbaye, revolver à la main. « Pourquoi avez-vous laissé Sir Henry tout seul ? », dit Holmes, qui lui apparaît par surprise. Holmes sécurisé par les informations de Watson, quant à la sécurité de Sir Henry, avoue à Watson avoir pris le train suivant son départ. Que le télégramme avait été écrit par lui, mais envoyé par un autre de Londres. Holmes voulait rester incognito, car il tenait à retrouver Selden, dont il a appris l'évasion par les journaux, voulant ainsi recueillir des informations de ce dernier.

Soudain des aboiements se font entendre. Prenant ses jumelles, il constate que la voiture de Mortimer n'est plus là. Des cris se font entendre. Ils découvrent le corps d'un homme, qu'ils soupçonnent être Sir Henry, car il porte ses habits. Ils ne peuvent cependant s'en approcher, vu les dangers des marais. Holmes dit qu'il n'aura pas de repos, tant qu'il n'aura pas détruit la chose qui a tué Sir Henry.

Au domaine des Baskerville, Holmes donne des instructions à Barrymore, car il compte retourner chercher le corps dans la nuit. À l'étage supérieur, tous deux remarquent une lumière, sous une porte. Une ombre humaine apparaît sur le mur. Surprise, c'est Sir Henry. Ce dernier se montre heureux de voir Holmes, bonheur partagé par Holmes et Watson, soulagés de le voir toujours vivant.




Sir Henry s'interroge à savoir qui a pu être tué à sa place et pourquoi ? Ce chien ne s'attaque-t-il pas seulement aux Baskerville ? Holmes croit que c'est Selden le forçat évadé, qui se serait fait tuer à la place de Sir Henry. Comme il portait un costume de ce dernier, il y a eu probablement méprise. Mais comment s'est-il procuré ce costume ?

Watson s'informe de la raison du départ du Dr Mortimer. Sir Henry explique qu'ils se sont querellés. Mortimer ne cessait de parler de la malédiction et comme il se demandait s'il cherchait à lui faire peur, il a demandé à Mortimer de se mêler de ses affaires.

Holmes décide d'attendre au lever du jour pour faire les recherches. Il s'informe également auprès de Barrymore s'il y a longtemps que l'on a ouvert la porte au bout du corridor ? Comme il répond qu'en effet il y a longtemps, il l'informe qu'une chandelle brûle en pure perte dans cette pièce et qu'il serait préférable de l'éteindre. Holmes remarque également l'absence du tableau de Sir Hugo.




Au matin, le corps de Selden a disparu. Une tache de sang témoigne cependant de l'emplacement où l'homme a été tué. D'autres traces de sang sont découvertes, conduisant aux ruines de l'abbaye. Holmes, Watson, Barrymore et Perkins se rendent en direction des ruines. Ils découvrent du sang sur une grosse roche au centre de celles-ci. À côté de la roche, sur le sol, un couteau avec le blason des Baskerville gravé sur le manche.

Plus loin, Barrymore a trouvé le corps affreusement mutilé de Selden et en informe Holmes et Watson. Il semble évidant qu'on ait pratiqué un sacrifice rituel. Holmes dit vouloir découvrir l'identité de l'être abject, responsable de tout ceci.

Au domaine Holmes demande à parler à Mme Barrymore. Celle-ci semble ébranlée. Holmes lui demande si son nom de jeune fille n'est pas Selden ? Il la soupçonne d'être la soeur du forçat. C'est Selden lui-même qui le lui aurait dit. Il l'informe de la mort de celui-ci. Mme Barrymore, en pleurs, avoue avoir donné le costume de Sir Henry à son frère. Elle ne voulait pas le laisser mourir de froid et de faim. Elle l'aimait malgré ce qu'il avait fait, sachant qu'il était malade mentalement. Elle faisait des signes avec une chandelle, afin de lui indiquer que le champ était libre pour venir chercher de la nourriture.




Holmes décide d'aller rendre visite au pasteur Frankland, l'entomologiste, considéré comme la plus grande autorité sur les araignées rares. Il demande à celui-ci des informations sur la tarentule. Frankland trouve curieux que plusieurs personnes ces derniers temps, cherchent à avoir des informations sur cet insecte. Holmes dit en avoir trouvé une à Londres, morte heureusement. Il soupçonne que ce doit être celle que Frankland aurait perdu. Frankland répond que c'est impossible ayant été trouvée beaucoup trop loin. Il l'aurait perdu le jeudi précédent et considère qu'elles sont très dangereuses. Holmes insiste pour savoir qui l'a visité cette journée-là. Le Dr Mortimer aurait passé avant le déjeuner et les Stapleton pour l'heure du thé.




Pendant ce temps, Sir Henry se rend chez les Stapleton. Il y trouve Cecile, qui l'informe que son père est allé le retrouver au domaine, pour l'inviter, lui et ses amis à dîner ce soir. Sir Henry accepte avec plaisir l'invitation. Complimentant son chez-soi, Cécile répond que son chez-moi est en Espagne. Elle raconte que sa mère vivait en Espagne et ne voulait pas en sortir. Elle y est d'ailleurs morte. Suite à son décès, son père et elle sont venus en Angleterre, pays natal de celui-ci. Il y a dépensé toutes ses économies pour devenir gentleman-farmer, mais sa terre ne produit rien. Elle a songé à repartir, mais son père est trop fier pour s'avouer vaincu. Fier de cette misère. Elle se sent seule. La pauvreté fait qu'on a peu d'amis. Sir Henry lui répond vouloir être son ami et lui demande pourquoi la journée précédente elle l'a fuit, puis l'a embrassé ? Elle répond ne pas le savoir, mais se laisse embrasser de nouveau par Sir Henry. Arrive Stapleton, qui constate les fait, sans mot dire, tout en réitérant son invitation pour le dîner du soir. Sir Henry accepte en son nom et celui de ses amis.




En voiture, de retour au domaine, Watson demande à Holmes comment il peut être si certain que quelqu'un a volé cette araignée, pour la placer dans la chambre de Sir Henry ? Celui-ci aurait pu la ramener d'Afrique du Sud dans ses bagages, sans s'en être rendu compte. Holmes lui répond qu'il n'y a pas de tarentule en Afrique du Sud, détail que celui qui l'a placé à cet endroit ne savait pas. Il savait cependant où et quand Sir Henry arriverait à Londres, ainsi que l'endroit où il résiderait. De plus il en savait long sur la famille Baskerville. La morsure de la tarentule sans être nécessairement dangereuse pour quelqu'un en santé, peut être mortelle pour quelqu'un souffrant de problèmes cardiaques.

Tous peuvent être coupable de la mort de Sir Charles. Sir Henry y compris, puisqu'un tel héritage peut-être tentant. Soudain Holmes repense au fait que Selden lui aurait dit que les cris venaient du plus profond de la terre. Il demande la carte de la région à Watson. Il aurait dû remarquer ce détail depuis longtemps, dit-il.




Au domaine, Mortimer accueille nos deux amis, et se réjouie enfin de l'arrivée de Holmes, qui à son goût fut tardive. Il dit être venu faire l'inventaire des propriétés de Sir Henry, mais a l'impression de perdre son temps. Il lui est impossible de s'entendre avec celui-ci. Holmes en profite pour lui reparler du différend de la soirée précédente. Mortimer dit que Sir Henry a été grossier à son égard. Holmes lui demande si c'était suffisant pour laisser seul un homme en danger de mort ? Surtout qu'il avait promis à Watson de rester auprès de lui jusqu'à son retour. Holmes trouve également curieux le fait que Mortimer ne fasse que parler de la malédiction à Sir Henry. N'est-ce pas lui qui a trouvé l'existence de cette légende ?

Mortimer se montre offusqué des suppositions de Holmes, lui qui l'a engagé pour protéger Sir Henry. Holmes considère que son devoir est de continuer l'enquête et qu'il a malheureusement besoin des connaissances de Mortimer. Surtout de ses connaissances géographiques de la région. Il compte en effet aller explorer l'ancienne mine d'étain, et veut en connaître l'entrée. Selon Mortimer cette mine est désaffectée. Il y a longtemps qu'il n'y est pas allé et craint ne pouvoir lui indiquer l'entrée. Cependant, Stapleton le pourrais peut-être, cette mine étant sous ses terres. Il lui conseille cependant de ne pas s'y rendre, vu la dangerosité de la structure qui est dans un mauvais état. Holmes trouve curieux cette affirmation venant d'un homme, qui dit ne pas être passé par là depuis des années.

Il insiste tout de même pour que Mortimer l'accompagne, ainsi que Stapleton, afin d'explorer cette mine abandonnée. Il pourra ainsi l'aider à identifier les choses qu'il y trouvera. Des choses parfois bien étranges. Il sort de sa poche le poignard, trouvé dans les ruines de l'abbaye, et le lance. Celui-ci se plante sur le meuble, où est appuyé la main de Mortimer.

Mortimer se montre surpris et demande où Holmes l'a trouvé. Ce dernier lui demande s'il a une idée de la date du poignard, et du sang qui est sur celui-ci ? Comme Mortimer se montre hésitant, Holmes lui dit que le poignard date de 1740, que le sang date de moins de dix heures, et que cette dague à servi à Sir Hugo pour tuer la fille de l'abbaye. Que plus récemment il a servi pour une cérémonie diabolique. Holmes se montre déçu qu'un homme connaissant si bien la légende, ne puisse lui répondre.




Plus tard Holmes et Mortimer, guidés par Stapleton, descendent dans la mine. Watson et Perkins les attendent à la surface. Stapleton se questionne à savoir ce que Holmes recherche. Il lui répond des ossements peut-être. Pendant que Mortimer et Stapleton retiennent un wagon, qui risque de percuter un pilier retenant la structure, et alors que Holmes découvre les ossements, preuve certaine de l'existence du chien, les hurlements de ce dernier se font entendre au loin dans la mine. Puis le wagon dévale sur les rails, faisant s'écrouler le plafond sur Holmes.




Mortimer, Stapleton, Watson et Perkins font des recherches depuis deux heures, afin de retrouver Holmes. Mortimer tente de convaincre Watson de l'inutilité à continuer ces recherches, vu que Holmes doit être sûrement mort à l'heure présente. De retour à la voiture, ils trouvent Holmes assis, qui les attend depuis un bon dix minutes. Il dit être blessé à la jambe, avoir froid et faim, et avoir hâte de retourner au domaine.

Au domaine, Holmes avoue qu'il ne serait pas descendu dans la mine, s'il n'avait pas su qu'il existait plusieurs entrées à celle-ci. Watson considère en effet que Holmes a pris de gros risques pour trouver un vieil os de boeuf. Alors que Holmes demande à Watson d'aller chercher son tabac dans un tiroir, ce dernier se rend compte qu'une serrure a été forcée à l'endroit où le poignard avait été déposé. Poignard qui a d'ailleurs disparu.

Sir Henry entre dans la pièce et fait part à ses hôtes de l'invitation des Stapleton. Holmes vu son état, confirme qu'il ne pourra être présent. Il dit croire, à la grande surprise de Sir Henry, qu'au fond cela doit faire son affaire, puisqu'il leur en aurait sûrement parlé plus tôt. Il déplore en plus que Sir Henry fréquente des paysans, plutôt que des gens de son rang. Ces propos de Holmes mettent en colère Sir Henry, qui leur rappelle qu'ils sont ses invités. Dans les faits, Holmes fait exprès pour être grossier et provoquer celui-ci, car il tenait à ce que Sir Henry aille seul chez les Stapleton. En effet vu la disparition du poignard, il soupçonne que l'on veuille assassiner le soir même Sir Henry.

Holmes dit savoir pourquoi le tableau de Sir Hugo a disparu. Les deux mains de celui-ci étaient peintes. Barrymore aurait confirmé à Holmes, que les doigts de la main droite de Sir Hugo étaient palmés. Stapleton est donc un petit fils naturel de Sir Hugo, et le seul héritier des Baskerville après Sir Henry.

Sir Henry se promène sur la lande en compagnie de Cecile, aux abords des ruines de l'abbaye, alors que Stapleton prépare sa mise en scène. Holmes et Watson, quant à eux accourt aux abords des ruines, armes à la main. Apparaît Cecile et Sir Henry qui s'approche de la roche plate au centre des ruines. Sir Henry tente d'embrasser Cecile, qui fuit ses avances. Alors que ce dernier tente à nouveau de l'embrasser, Cecile le gifle au visage, tout en le traitant de sale porc. Folle de rage, elle lui rappelle la légende où Sir Hugo est mort égorgé à cet endroit pour une fille. Sir Charles également est mort à cet endroit parce qu'il la désirait, tout comme lui. Et ce, au point de l'amener à cet endroit sans penser à la malédiction du chien des Baskerville.




Elle dit avoir assisté aux cris d'agonie de Sir Charles et que ce soir, c'est lui qui va mourir. Elle lui avoue être elle aussi une Baskerville, descendante de Sir Hugo, issue d'une branche illégitime de ceux qui sont morts pauvres, pendant que les autres faisaient trembler tout le pays. Son père et elle ont prié pour que vienne cette heure, qui est enfin arrivée.




Soudain les hurlements du chien se font entendre. Holmes et Watson se préparent à intervenir. Alors que le chien surgit et saute sur Sir Henry, Stapleton tente de poignarder Watson qui le blesse avec son revolver à l'abdomen. Holmes tire sur le chien, qui se retourne contre Stapleton. Holmes tue le chien définitivement. Cecile quant à elle, après avoir été empêchée de s'emparer du poignard par Holmes, s'enfuit.




Holmes montre à Sir Henry la dépouille du chien, au côté duquel gît sur la roche plate, le cadavre de Stapleton. Il explique qu'un passage secret relie la mine aux ruines de l'abbaye. Il l'a découvert lorsque Stapleton a tenté de le tuer dans la mine. Celui-ci utilisait un masque pour rendre le chien plus terrifiant. Il l'affamait pendant des semaines, en le gardant dans la mine, jusqu'à ce que viens le moment des meurtres. Il lui faisait auparavant sentir un objet appartenant à la victime. Aussitôt il sort de la poche du veston de Stapleton le soulier disparu de Sir Henry.




Cecile, toujours en fuite, tombe engloutie dans la boue du marais, devant les spectateurs impuissants, que sont Holmes, Watson et Sir Henry. C'est ainsi que la malédiction du chien des Baskerville a réclamé sa dernière victime.





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(Commentaire de Daniel Frenette) :

Cette version du Chien Des Baskerville est la première adaptation en couleurs de cette histoire, qui a plusieurs fois été portée à l'écran.

C'est le succès de The Curse Of Frankenstein (1957) et Horror Of Dracula(1958), qui permit ce remake réalisé et interprété par la même équipe. Cette adaptation reste l'une des meilleures, sinon la meilleure du roman de Sir Arthur Conan Doyle.

Le jeu de Peter Cushing se révèle excellent dans le rôle du célèbre détective. Sa prestance et son énergie en font un Sherlock Holmes idéal. Il a d'ailleurs repris le rôle du célèbre détective, dans une réalisation de la BBC pour la télévision, en 1968.

Christopher Lee, quant à lui, donne son maximum dans un rôle qui le limite au second plan, vu le peu de marge de manoeuvre que son personnage lui offre. Il est curieux de le voir dans un rôle de victime sans défense, lui qui a fait sa marque en tant que vilain et prédateur.

Andre Morell y joue un Watson savoureux, qui par son sérieux, se révèle un bon complément à Cushing.

Incontestablement un film à voir pour tous les amateurs de Sherlock Holmes, et les fans des films de la Hammer. Un classique à savourer sans modération.

(Commentaire ajouté par Daniel Rapina) :

La Hammer ne pouvait pas passer à côté d'une adaptation de la plus célèbre aventure de Sherlock Holmes : Le Chien Des Baskerville, ce qui se fera en 1959. Mais bien sûr, comme pour tous les grands thèmes du fantastique littéraire qu'elle mettra en images, ce sera un "chien des Baskerville", à la manière Hammer Films.

Et cela, dès le générique : la voix off, la musique stridente de James Bernard, les décors intérieurs du château pleins de réminiscence des films antérieurs, les somptueuses couleurs de Jack Asher, aucun doute, plus qu'une simple adaptation du classique de Conan Doyle, nous allons assister à une totale révision du roman par les maîtres des studios Bray. D'ailleurs, les dix premières minutes du film sont du pur gothique Fisherien : en 1740, Sir Hugo Baskerville poursuit dans la lande une servante qui a eu l'affront de s'enfuir pour échapper aux sévices que l'on peut imaginer. On pense bien sûr à un autre noble dépravé, le marquis Siniestro de La Nuit Du Loup-Garou. A peine évoqué dans le livre, ce flash-back représente à mes yeux un des plus grands moments de la filmographie de Terence Fisher, qui en compte pourtant beaucoup.

Puis, le réalisateur nous présente Sherlock Holmes et le docteur Watson : l'enquête Holmesienne peut alors commencer, et je vais tenter de dresser la liste des différences entre le roman et le film. La bonne question serait de savoir pourquoi la Hammer et son scénariste, Peter Bryan, (qui travaillera aussi pour Les Maîtresses De Dracula et L'Invasion Des Morts-Vivants), ont changé certains points de l'histoire, et même modifié des personnages créés par Conan Doyle. Probablement pour des raisons d'efficacité cinématographique. Un passage du film ne figure pas dans le roman : l'épisode avec l'araignée sur l'épaule de Christopher Lee, qui apporte une touche de suspense supplémentaire à l'histoire. De même, la mine abandonnée, dans laquelle Holmes manque de peu de perdre la vie, un passage important du film donc, est à peine évoquée dans le livre, simplement comme cachette pour le chien.

Un exemple frappant d'une adaptation plus spectaculaire pour le cinéma d'un passage du livre, se trouve dans la scène où Holmes découvre la preuve de la filiation de Stapleton avec la famille Baskerville. Dans le roman, Holmes indique à Watson la ressemblance des traits du visage de l'ancêtre des Baskerville qui figure sur un tableau. Tandis que dans le film, Stapleton a les doigts palmés comme Sir Hugo de Baskerville ! Ce qui permet d'ailleurs un bel enchaînement des mains du tableau à celles, en gros plan, de Stapleton.

Pour revenir à la brillante première partie du film, elle a le mérite d'expliquer les origines de la malédiction, mais les premières différences avec le roman y sont déjà présentes : dans le livre, il n'est pas dit que sir Hugo a tué la servante, mais qu'elle est morte d'épuisement, et de peur à la vue du chien monstrueux. A la fin du roman, Stapleton meurt dans le bourbier, et non pas tué par le chien. Dans le film, c'est sa "fille" qui meurt dans les marais, mais pas dans le récit, puisque miss Stapleton n'est en rien responsable de la machination de son mari, son père dans le film. Et c'est bien au niveau des personnages que le film apporte le plus de modifications, on peut ainsi mieux comprendre le désappointement des "Holmesiens" à la vue du film.

Pour commencer, et puisque c'est le premier personnage qui apparaît dans le film, le docteur Mortimer, assez suspect, ne l'est jamais dans le livre, et a une aparence physique bien différente de la silhouette campée par Francis de Wolff.

Il y a un personnage dans le roman nommé Mme Lyons, qui a son importance, puisque c'est elle qui provoqua bien involontairement la mort de sir Charles lors d'un rendez-vous. Elle n'apparaît pas dans le film, et son père, Frankland, n'a rien du personnage sympathique et jovial interprété par Miles Malleson. De plus, il n'est pas pasteur, mais nous est présenté néanmoins comme un personnage un peu "toqué" et excentrique, tout comme dans le film.

En revanche, les personnages du couple Barrymore et du prisonnier évadé correspondent bien à ce qui nous est montré dans le film. Mais la grande différence, c'est Stapleton dans le livre, qui ne vit pas avec sa fille, mais avec sa soeur, qui est en réalité son épouse ! Peut-être que la Hammer a voulu simplifier cet imbroglio familial par souci de lisibilité du scénario, mais ça change pas mal les choses quand même ! Curieuse idée aussi, que ces origines espagnoles données à la famille Stapleton... peut-être parce que l'actrice, Marla Landi, une jolie brune, pourrait passer pour une espagnole. A son propos, Peter Cushing a déclaré l'avoir proposée pour le rôle à Anthony Hinds, après l'avoir vue à la télévision. Toujours d'après l'acteur, elle se serait mariée avec un comte italien, et serait devenue Lady Spontilleti Borsillino. Cela fait beaucoup penser à Ava Gardner dans La Comtesse Aux Pieds Nus, j'espère qu'elle n'a pas eu le même destin, mais je m'égare...

Malgré tous ces changements, Fisher a malgré tout sû garder l'esprit du livre, tout en y apportant, lui et son équipe, cette Hammer Touch, ce style inimitable qui font la grandeur du studio. J'ai vu récemment l'épisode du Chien Des Baskerville de la série Sherlock Holmes, interprété par Jeremy Brett. Une référence pour les Holmesiens, et une série dont je suis grand fan personnellement. Et bien, quoique très fidèle au roman, ou bien à cause de cette fidèlité, cela ne supporte pas la comparaison avec le film de Fisher. Plutôt statique et surtout beaucoup moins beau et lyrique, il demeure pour ce qu'il est : un épisode d'une bonne série télé, avec un remarquable interprète de Holmes, seulement.

Peter Cushing s'est beaucoup investi pour le personnage de Sherlock Holmes, jusqu'à faire des petites marques de brûlures de pipe sur son vêtement pour faire plus réaliste. On lui a reproché sa trop petite taille pour le personnage, et les Holmesiens lui préfèrent en général Jeremy Brett. C'est un avis qui se respecte...Tant qu'à Christopher Lee, dans un rôle de victime pour changer, il n'a pas pu s'empêcher de se plaindre une fois de plus : "Le chien n'était pas du tout réaliste. (Ce qui est vrai). Il était réel mais son comportement rendait l'histoire absurde. C'était un chien de la race des danois, et il répondait au nom de colonel. Après avoir été sur le plateau pendant six semaines, il était si habitué, si affectueux, la panse bourrée de chocolat qu'il ne pouvait plus être un chien de l'enfer. Lorsque le moment est enfin arrivé pour lui de m'attaquer et de me mordre, l'équipe toute entière a dû s'y mettre pour faire rentrer en action colonel. Il a supporté bon nombre de vexations de la part de toute l'équipe sans se plaindre lorsque tout à coup, alors que je m'étais détendu et que j'avais laissé tomber, il a perdu son tempérament et s'est jeté sur moi. Il m'a blessé au bras".




Si on ajoute que Mr Lee est arachnophobe, et qu'ainsi, il n'a pu tourner la scène de l'araignée que partiellement, tout çà ne doit pas lui avoir laissé que des bons souvenirs. Pas étonnant alors, qu'il ne veuille plus entendre parler de la Hammer !

Ce film est disponible en DVD zone 1, chez MGM Home Entertainment en format 1.66:1 non anamorphique, avec une piste anglaise, française et espagnole en mono, en plus des sous-titrages dans les mêmes langues (1003429), ainsi qu'en vidéocassette chez la même compagnie en anglais seulement. Ce film est également disponible en DVD Zone 2.

Une critique de ce film en DVD est disponible sur le site DVD En Français.

Mise en page, photos et texte rédigé par Daniel Frenette alias Dracula.

Commentaire ajouté par Daniel Rapina.




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