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One Million Years B.C.
Un Million D'Années Avant Jésus-Christ

Grande-Bretagne. 1966. 100 minutes. Technicolor. Il existe une version cut américaine de 91 minutes. Film d'aventure réalisé par Don Chaffey. Production : Michael Carreras. Scénario : Michael Carreras. Producteur associé : Aida Young. Directeur de production : John Wilcox. Directeur de la photographie : Wilkie Cooper. Effets spéciaux : Ray Harryhausen et George Blackwell. Chef décorateur : Bob Jones. Costumes : Carl Toms. Assistant metteur en scène : Dennis Bertera. Maquillage : Wally Schneiderman. Coiffures : Olga Angelinetta. Script-girl : Gladys Goldsmith. Musique : Mario Nascimbene. Production : Hammer Films / Seven Arts. Distribution : Twentieth Century Fox.

Principaux interprètes : Raquel Welch (Loana), John Richardson (Tumak), Robert Brown (Akhoba), Malya Nappi (Tohana), Percy Herbert (Sakana), Martine Beswick (Nupondi), Yvonne Horner (Ulla), Jean Wladon (Ahot), Lisa Thomas (Sura), Richard James (Le jeune garçon), William Lyon Brown (Payto), Frank Hayden, Terence Maidment, Micky De Rauch.

Le générique défile sur des images d'éruptions volcaniques. Auparavant, une "voix off" nous a indiqué que l'histoire se déroule peu après la création du monde.




Une scène de chasse nous permet de faire connaissance avec la tribu du roc, horde sauvage et primitive commandée par Akhoba. Il a deux fils, Tumak, (John Richardson, vu dans Le Masque Du Démon, She, et Vengeance Of She), et Sakana, l'aîné.




Revenus dans leur caverne, la tribu se partage le fruit de leur chasse. Tumak, qui a manifestement l'esprit plus évolué que ses congénères, s'oppose aux brutalités de son père. Celui-ci, ulcéré par l'attitude de son fils qui ose ainsi contester l'autorité paternelle, se bat violemment avec lui ; Tumak finit par tomber dans le précipice qui borde leur antre, mais, heureusement sa chute est amortie par un arbuste. Son frère laissé pour mort, Sakana en profite pour ravir de force sa compagne, Nupondi, (Martine Beswick, épouse de John Richardson dans la réalité).

Tumak, furieux après sa "famille", décide de partir à la découverte d'autres univers : il fait connaissance avec un monde inhospitalier, composé de terre désolée et en fusion. Il va de surprise en surprise et de danger en danger. Seul dans un territoire d'autant plus hostile que l'homme n'y a pas encore mis les pieds, il découvre l'existence des dinosaures. (Le premier qu'il rencontre est le seul qui ne soit pas animé par Ray Harryhausen : un lézard géant et maquillé pas très crédible, dont la présence contraste avec ceux qui vont suivre, dont l'animation sera assurée par l'artiste).




Après avoir traversé la dangereuse région des hommes gorilles, son périple l'amène à quelque chose dont il n'avait jamais soupçonné l'existence : la mer. À ce moment, épuisé, écrasé par un soleil de plomb, Tumak s'évanouit.

Sur le rivage, nous faisons connaissance avec le peuple de la mer ; des femmes, uniformément blondes pêchent avec des harpons. Au moment qu'elles aperçoivent Tumak, une tortue géante fait son apparition ; les hommes de la tribu, tout aussi blonds, viennent au secours de leurs compagnes, et mettent en fuite le monstre.




La fille du chef, Loana, (Miss contour, la sublime Raquel Welch), penchée au chevet de Tumak, tombe sous son charme, au grand dam d'un soupirant blond, visiblement jaloux. La tribu décide de transporter Tumak dans leurs cavernes, aux murs desquelles nous remarquons des peintures rupestres, indiquant un degré d'évolution des hommes de la mer bien supérieur à celui du roc.




Akhoba, à la poursuite d'un gibier, glisse et doit s'agripper à un rocher pour ne pas être précipité dans un gouffre. Profitant de la situation, son fils Sakana lui marche sur les doigts pour lui faire lâcher prise. Le chef de la tribu tombe dans le précipice. La tribu est rassemblée autour de son nouveau chef pour assister à la danse guerrière et sauvage de Nupondi. (Cette scène est scandaleusement absente du DVD sorti en France, alors qu'on peut en voir un extrait dans la bande-annonce figurant sur ce même DVD !) C'est alors que Akhoba fait son apparition, atrocement défiguré.




Alors que Tumak est initié à la pêche par Loana, un tyrannosaure fait irruption dans le camp, et s'attaque à un enfant. Tumak, qui vient de découvrir l'existence de la lance, s'en sert pour tuer le monstre à l'issue d'un combat acharné. Cela lui permet de se faire bien accepter par la tribu. Malheureusement, le jour où Tumak manque de tuer l'un des leurs en lui disputant la possession d'une lance, ils décident de le chasser de leur territoire, ne supportant plus ses réactions brutales et primitives.




Tumak décide de retourner chez les siens. Loana lui emboîte le pas. Trouvant refuge dans une caverne, Ils croisent à nouveau les terrifiants hommes gorilles, dont le stade d'évolution est resté au niveau de la bête sauvage. Ils parviennent à ne pas se faire repérer.




Les épreuves ont soudé le couple visiblement très épris l'un de l'autre. Ils assistent à un combat très spectaculaire entre un tyrannosaure et un tricératops, qui se termine par la victoire de ce dernier encornant son adversaire.




Le retour de Tumak chez les siens est difficile. Il doit d'abord faire face à une attaque de Sakana et d'hommes de sa tribu. Profitant de l'affaiblissement de son père, Sakana a en effet pris le commandement, et voit en son frère un rival. Puis, c'est Loana qui doit affronter Nupondi en un violent combat. Elle triomphe mais refuse de tuer son adversaire comme le réclament les hommes de la tribu.




Alors que Loana fait découvrir à ses nouveaux amis les joies de la baignade, elle se fait enlever par un ptérodactyle, dinosaure ailé, qui l'emmène dans ses serres pour la donner en pâture à ses petits. Loanna chute dans la mer. Elle retourne alors vers son peuple pour y trouver l'aide nécessaire à Tumak.




La bataille est alors inévitable. Aidé par les hommes de la mer, Tumak est sur le point de vaincre son frère et ses hommes. Mais c'est alors que se réveillant brusquement, le volcan de la tribu entre en éruption. La terre tremble, se fend. La lave surgit, épaisse et mortelle. Tumak livre un dernier combat à son frère et le tue d'un coup de lance. Akhoba est enseveli sous les décombres, Nupondi disparaît dans une fissure. Beaucoup périssent dans le cataclysme.




Une fois le volcan calmé, l'image passe de la couleur à un quasi noir et blanc, qui gomme la différence blond/brun. La symbolique est claire : ainsi, la catastrophe aura-t-elle eu le mérite d'unifier les deux peuples, en leur faisant prendre du même coup conscience de la futilité de leurs différents. Tumak entraîne Loana et les rescapés vers des contrées plus accueillantes, où ils tenteront d'apprendre les premiers éléments de la civilisation.




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Sorti en 1966, et présenté comme le centième film produit par la Hammer, One Million Years B.C. obtint un joli succès, et encouragea le studio dans la voie de la préhistoire avec plus ou moins de bonheur. Ainsi, Prehistoric Women fut tourné pour amortir les décors de ce film. Aujourd'hui, après Jurassic Park et les effets spéciaux numériques, ce style de film peut paraître très daté. Mais, de la même manière que je n'échangerais pas le Dracula de Fisher contre celui de Coppola, je préfère l'animation "artisanale" et poétique de Ray Harryhausen à celle des ordinateurs. Le petit défaut que je reconnaîtrais au film est de n'avoir pas assez exploité l'étourdissante plastique de miss Welch. La caméra ne s'attarde pas beaucoup sur l'admirable photogénie de cette actrice, les très nombreuses photos d'elle parues à cette époque comblant en partie ce manque. La présence de Martine Beswick est un autre atout, le combat entre les deux femmes constitue un des meilleurs moments du film. Vous l'aurez compris, j'aime ce mélange de préhistoire farfelue (comparée à La Guerre Du Feu par exemple), et de "glamour". La Hammer est bien sûr plus connue pour ses films fantastiques gothiques, mais Un Million D'Années Avant Jésus-Christ a ses charmes, (dans tous les sens du terme), et fait partie intégrante de l'histoire du studio. Pour finir, laissons la parole à Ray Harryhausen : "franchement, si les femmes préhistoriques ressemblaient à Raquel Welch, on a bien régressé depuis"...

Ce film est disponible en DVD Zone 1 (version cut américaine) avec pistes anglaise et espagnole, ainsi que les sous-titres dans les mêmes langues et en vidéocassette en anglais seulement chez la Twentieth Century Fox Home Entertainment . Paru également en DVD Zone 2 (UK) (version longue) avec piste anglaise et en DVD Zone 2 (France) (version cut américaine) avec une piste anglaise et sous-titres en français. Précisons qu'il y a peu de dialogue dans ce film et qu'ils se limitent à la "voix off" du générique. Vous pouvez consulter les critiques de ces DVD dans la section du même nom.

Texte rédigé par Daniel Rapina.

Mise en page et photos par Daniel Frenette alias Dracula.


Les DVD Zone 1 (version cut américaine) et Zone 2 (UK) (version longue).


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